C’est le grand départ. Je suis super énervée, stressée. Je m’en fais pour la moindre chose. Je sécurise les papiers pour la maison, pour le chalet, pour mes affaires personnelles etc etc. Mais c’est terminé maintenant. Je suis dans la voiture, en route pour Dorval. Arrivons au Hilton, débarquons les bagages, attendons au bureau des réservations. Pas de réservation? Ah! non! Maudit, ça commence ben! Après plusieurs vérifications on me confirme enfin la réservation mais c’est au nouveau Garden Inn Hilton, madame. Ah! Y en a combien comme ça? Y en a quatre ça a l’air.
Richard, mon copain bien patient retourne chercher l’auto, rembarque les valises et nous voilà repartis. On trouve assez vite. À l’arrivée on nous offre un verre de champagne. Pas de refus! Ça peut me calmer les nerfs. Je demande qu’on me réveille à 02 :00 pour la navette de l’aéroport. Mais je suis sur la défensive. Si on n’a pas pensé me dire de quel Hilton il s’agissait au moment de ma réservation, je suis mieux de les avoir à l’œil. Nous cassons une petite croûte et nous nous séparons Richard et moi. Je sais que je ne dormirai pas. J’ai trop peur de manquer l’avion. Comme de fait, je m’assoupis un peu, et me réveille comme une bombe. Il est 02 :10 et personne ne m’a réveillée. Ça continue on dirait les erreurs. Là, je me méfie de tout et revérifie mes billets, mon passeport, confirme mon vol. Je suis en beau maudit. Le temps de laisser savoir à la préposée que j’ai vraiment adooooré le service, surtout le wake-up call, je me retiens (et je réussis…) pour ne pas lui balancer une de mes bonnestirades dont j’ai le secret. Je dois garder mes énergies pour passer à travers la journée et tout ça, sans dormir. Enfin j’arrive à l’aéroport et fait la file. Le reste n’est que formalités. Mais quand même, digne de mention. Ma surcharge de bagages coûte 350$US du vrai vol.! L’hôtesse me fixe pour voir ma réaction et je me fais un plaisir de ne pas la lui montrer… Prochaine fois, j’enverrai tout ça par FedEx. Faut toujours payer pour apprendre...