|
Informations
sur le blog |
Nom du blog :
Alice Guy cineaste
(
6344 visites )
Pseudo :
aliceguy (
15
ans)
[Les Lacs-du-Témiscamingue]
Description :
Alice Guy par Alice Guy Jr.
Alice Guy est la premiére cineaste de l'histoire du cinema elle a tournée la fée aux choux en 1896 pour le 40éme anniversaire de sa disparition exposition "Alice Guy au pays du cinema" UNESCO PARIS DU 10 AU 21 MARS 2008
Date de création :
Dimanche 17 Février 2008 05:42
Date de mise à jour :
Vendredi 10 Avril 2009 08:38
Ajouter à mes amis
Les amis :
Aucun ami
Autres informations :
69 articles
41
commentaires
0
amis
Signaler ce blog
|
|
|
|
AUTOBIOGRAPHIE D’UNE PIONNIÈRE DU CINEMA
Publié dans Cinema, alice guy, cinema muet avec des tags alice guy, Alice Guy Blache, cinema muet le mars 28, 2009 par aliceguyjr
Gloire a Melies!
Gloire a Melies, gloire a Zecca ! Oublions Alice Guy, s’il vous plaît. Il vaut mieux continuer à penser que : LES FEMMES NE SONT PAS CRÉATRICES, ET QU’IL N’Y A PAS DE GÉNIE FEMME.
Donc, Alice Guy n’est pas une femme, d’ailleurs elle est morte et on parle si peu d’elle dans les histoires du cinema, que c’est comme si elle n’avait jamais tournè un mètre de film……
Et en plus, cette femme était jolie!
Comment comprendre, alors? Son oeuvre ne valait-elle rien ? Ses six cents films, tous inintéressants ? Qui le sait, qui le saura, les films ont disparu pour la plupart ou sont cachés pour le profit de quelques collectionneurs. Ses contemporains eux, l’aimaient bien. Ses films plaisaient: On n’oserait plus maintenant appeler un film
“Un Hanneton dans le Pantalon” Elle, elle osait. Elle le faisait
Qu’était-il cet hanneton, exactement ?
Nicole-Lise Bernheim
septembre 1975
AUTOBIOGRAPHIE D’UNE PIONNIÈRE DU CINEMA
par ALICE GUY
page1
A une époque ou les rétrospectives sont de mode, peut-être les souvenirs de la
doyenne des femmes metteurs en scène trouveront-ils quelque faveur auprès du public.
Je n’ai pas la prétention de faire oeuvre littéraire, mais simplement d’amuser, d’intéresser le lecteur par des anecdotes, des souvenirs personnels, sur leur grand ami le cinéma, que j’ai aidé à mettre au monde.
On m’a demandé souvent pourquoi j’avais choisi une carrière si peu féministe, or, je n’ai pas choisi cette carrière. Ma destinée était tracée sans doute avant ma naissance et je n’ai fait que suivre une volonté dont j’ignore le nom. Étrange destinée dont je vais essayer de vous faire le récit.
Le 1er juillet 1873, à Saint-Mandé, à deux pas du bois de Vincennes, je vins au monde.
Le 1er juillet 1873, à Saint-Mandé, à deux pas du bois de Vincennes, je vins au monde.
Pour qu’un de ses enfants fût français (Mes nombreux frères et soeurs étaient tous nés au Chili), ma mère avait supporté vaillamment une traversée de sept semaines. Je venais donc moi-même d’accomplir mon premier voyage: Valparaiso-Paris. Ce ne devais pas être le dernier.
A cette date, un tel voyage était une aventure. Sept
page2
semaines de traversée sur un navire sans confort ! Quel motif avait obligé mes parents a s’exiler ainsi?
En 1847 ou 48, un oncle et une tante de ma mère avaient émigré en Amérique du Sud, afin d’y refaire une fortune fort ébranlée par la revolution.Ayant réussi au-delà de leurs espérances, ils désirèrent revoir leur famille et leur pays.
Ils y firent la connaissance de ma mère, leur nièce, alors élève au couvent de la Visitation, et séduits par sa beauté, riches, sans enfants, ils insistèrent auprès de mes grands-parents pour qu’elle leur fût confiée. Ils espéraient la marier a un de leur compatriotes et ami Emile Guy,franc-comtois de bonne famille (ma grand-mère paternelle était la tante d’Etienne Lamy), fondateur des premières maisons de librairie à Valparaiso et a Santiago. On m’a affirmé qu’il existe encore a Santiago une librairie Emile Guy.
Trois mois après, le mariage était célébré à Paris à l’église de la Madeleine.
Je ne sais si l’amour faisait partie du contrat.
.
A cette époque, la famille décidait de l’avenir des jeunes filles. La Visitation, couvent austère, insistait surtout sur l’accomplissement des devoirs chrétiens. Une femme bien élevé devait obéir a son mari, savoir tenir sa maison, s’occuper de ses enfants. La culture était considérée comme secondaire, sinon nuisible.
Quelques jours plus tard, mon grand-oncle et sa femme reprenaient le chemin du Chili avec les nouveaux époux. Le voyage dut être une dure épreuve pour ma pauvre maman: quitter son pays, ses parents bien-aimés pour une contrée si lointaine dont elle ignorait le langage avec, comme compagnons, un mari et des parents inconnus d’elle quelques semaines plus tôt et, par surcroît, terriblement éprouvée par le mal de mer. Mais elle était vaillante et forte.
A son arrivée a Valparaiso, toute la colonie française tint a l’honneur de lui être présenté et mon grand-oncle
page 3
lui remit, comme cadeau de noces, les clefs d’une belle demeure, aussi luxueusement meublée que le permettaient les ressources du pays.
Elle se promit de faire son possible pour répondre à tant de témoignages d’intérêt, apprit rapidement l’espagnol et offrit a mon père de l’aider.
Il lui confia quelques livres qu’il recevait de France la priant de lui en faire la critique. Elle s’en tira fort bien.
sa gracieuse hospitalisé, son dévouement aux malades, en firent bientôt la coqueluche de la colonie.
Les aventures de ma mère avec les Indiens encore insoumis, que tous Européens craignaient, mais qui l'adoraient pour sa bonté, feraient a elles seules un intéressant récit.
Ses aventures avec les Indiens encore insoumis, que tous Européens craignaient, mais qui l’adoraient pour sa bonté, feraient a elles seules un intéressant récit.
Elle avait vingt-six ans lorsqu’elle décida que son cinquième enfant serait un Français de France
Dès qu’ils étaient en âge de voyager, mes frères et soeurs étaient envoyés en France, chez les Jésuites, afin d’y recevoir la seule éducation jugée convenable à l’époque.
Mon père qui l’avait accompagnée repartit peu de temps après ma naissance. Ma mère le rejoignit quelques mois plus tard et je fus confiée à ma grand-mère maternelle. Je ne souffris guère de cet abandon : ma grand-mère m’adorait et me gâtait. Elle habitait à Carouge, un des faubourgs de Genève, cher aux artistes, un petit appartement dont la terrasse donnait sur un de ces jardins en désordre, cassolettes parfumées, que le Rhône côtoyait. C’est là que mon frère aîné et mes trois soeurs se réfugiaient pendant les vacances ou en cas de maladie.
Grand-mère n’était pas fortunée, pourtant dans son minuscule logis, malgré notre différence d’âge, chacun trouvait sa joie. Réunis autour de la table où la soupe aux cerises embaumait le vin chaud et la cannelle, où le fromage blanc fait par elle nous offrait son coeur dans la jatte de crème. elle nous contait des légendes de son pays béarnais et nous chantait d’une admirable voix, étonnante
page4
de jeunesse, son chant préféré, Beau ciel de Pau quand donc te reverrai-je . Ce fut un déchirement lorsque, trois ans plus tard, ma mère, que j’avais oubliée, vint nous voir et décida de m’emmener à Valparaiso . A la gare la pauvre vieille pleurait. Je criais et trépignais, mais le signal du départ hâta la séparation. Ivre de larmes, je finis cependant par m’endormir.
Nos places étaient réservées sur un cargo anglais; je ne sais si nous partîmes du Havre ou de Bordeaux mais la nouveauté du cadre, l’activité des voyageurs, des porteurs, des marins, la vue du grand navire sur lequel nous allions voyager repoussaient déjà dans le passé le visage de grand-mère.
A cette époque, il fallait emporter toutes les choses nécessaires à la vie du navire pendant près de deux mois.
Une véritable basse-cour s’entassait sur l’arrière-pont. Une grue transportait dans les cales sacs et tonneaux. Tous les voyageurs s’étaient munis de chaises longues, couverture plaids et ma mère, déjà dolente m’avait tout de suite confiée à l’unique femme de chambre.
Seule enfant à bord, je devins bien vite le chouchou des passagers et de l’équipage. Ma mère restait étendue sur sa chaise de bord, m’abandonnant volontiers aux soins des autres passagers avec lesquels,malgré la différence de langage, je m’entendais parfaitement. Peut-être utilisais-je déjà la pantomime De ce voyage, je n’ai conservé que peu de souvenirs. Le long ruban d’or que la lune déroulait jusqu’à l’horizon. La mer phosphorescente, les poissons volants, mon baptême à la traversée de l’Equateur.
A Saint Vincent dans les Bahamas où la rade grouillait de requins, les passagers jetaient des pièces d’argent à la mer pour voir les négrillons plonger afin de s’en saisir. J’étais trop petite pour comprendre la cruauté de ce jeu. Heureusement les squales étaient lents à ce retourner et les négrillons vifs et adroits, s’en tirèrent cette fois sans dommage
A Rio de Janeiro, à Buenos Aires, nous nous arrêtâmes quelques jours afin de renouveler les provisions et laisser reposer les passagers, Le canal de Panama n’existait pas, le passage de la cordilière des Andes était impensable pour une femme et un enfant, Nous cotoyâmes la Patagonie et je me souviens qu’un Fuégien à peu près nu, mais coiffé d’un superbe chapeau claque, monta sur le pont.
Enfin, nous entrâmes dans le détroit de Magellan et,pour moi, la féerie commença. Le navire avançait lentement et prudemment entre deux murs de glace. De chaque crevasse le soleil faisait jaillir des étincelles diaprées et mon imagination enfantine peuplait chaque caverne, chaque cascade pétrifiée, de fées et d’animaux étranges. J’étais bien certaine d’avoir vu des ours blancs venir le soir au clair de lune surveiller notre passage. Ma mère m’a affirmé qu’il n’y avait là aucun ours, aucune fée. Aujourd’hui encore je ne suis pas certaine, je les ai si souvent vus en rêve.
Enfin nous débouchâmes dans le Pacifique et nous dirigeâmes vers le nord, longeant la côte chilienne jusqu’à Valparaiso où mon père nous attendait.
L ‘arrivée fut pour moi pleine d’intérêt. Le port de Valparaiso ne permettant pas aux grands navires d’accoster, de nombreuses barques manoeuvrées par les Indiens pagayaient à notre rencontre. La plupart apportaient des fleurs et des fruits du pays: mangues, cheremoyes, qu’ils tendaient aux voyageurs dans de petits paniers fixés au bout d’une perche. Des grues furent installées à l’aide desquelles passagers, bêtes et bagages étaient soulevés et déposés dans les embarcations.
Je m’étais installée à califourchon sur l’étrave du navire afin de suivre le spectacle, Le mousse, envoyé à ma recherche, me tira de cette position périlleuse et me conduisit à ma mère que je trouvai, a mon profond étonnement, dans les bras d’un grand monsieur qui l’embrassait
page 6
à plusieurs reprises et l’examinait ensuite soucieusement:
-Ce voyage t’a fatiguée, ma pauvre Marie, disait-il. Tu n’as pas bonne mine,
-Rien d’étonnant, monsieur Guy, dit le capitaine en s’approchant, Missia Mariquita est vaillante mais sept semaines de mal de mer, cela compte. J’ai bien cru que nous devrions la laisser à Rio. Par contre,dit-il en m’attirant à lui, voici une fillette qui ne craint pas le roulis. C’est un vrai loup de mer !
Mon père -car ce monsieur aux moustaches de Gaulois était mon père -sembla m’apercevoir pour la première fois. Il m’attira près de lui et me regarda longuement:
-Elle te ressemble, Marie, dit-il enfin en m’embrassant.
-C’est vrai, Missia Mariquita, dit le capitaine. Espérons qu’elle sera aussi belle et aussi bonne que vous.
-Vous n’êtes pas allé en Europe cette année, don Emilio?
-Non. Je viens d’ouvrir une autre librairie à Santiago dont le lancement a exigé toute mon attention.
Aprés quelques mots de remerciements et d’adieu, nous fûmes, à notre tour, installés dans la barque. Sur le quai, des serviteurs nous attendaient. Ils avaient le teint cuivré, des cheveux noirs, droits et luisants, de beaux yeux un peu bridés qui brillaient de joie et de leur bouche aux dents éblouissantes, sortaent des mots étranges: “Buenos dias, Missia Mariquita : Como està? Que bonita la ninita!”
Ils nous installèrent dans un léger cabriolet, attelé de deux petits chevaux. Mon père saisit les rênes et nous partîmes à toute allure à travers des rues ombragées croisant des Indiens vêtus de poncho et de belles Chiliennes portant la mantille.
Bientôt la voiture s’arrêtait devant une vaste “hacienda”. Mon père jeta les rênes à un domestique accouru et porta ma mère (plutôt qu’il ne l’aida) jusqu’au
page 7
large porche protégé du soleil par des stores de joncs tressés. Des rafraichissements avaient été disposés auprés d’une chaise longue où ma mère s’étendit avec délice. Livrée à moi même, désemparée, je résolus d’aller à la découverte de ce nouveau monde et m’engageai bravement dans un couloir au bout duquel j’entendais des rires et des bruits de voix. Il aboutissait à une véranda, donnant sur une grande cour où les domestiques déchargeaient les bagages. Ils m’aperçurent, vinrent à moi. Une des Indiennes voulut me prendre. Terrifiée, je m’enfuis en poussant des cris aigus et me heurtai à ma mère qui accourait, croyant à un accident.
Elle se rendit compte de ce qui se passait et, me prenant dans ses bras, fit signe à l’ Indienne décontenancée, d’approcher.
-N’aie pas peur, mon petit, me dit-elle. Conchita est douce et bonne, c’est elle qui s’occupera de toi. Donne-lui la main.
J’obéis. Conchita prit doucement ma main et la baisa. Enhardie, je la regardai et bientôt lui tendis les bras. Depuis nous ne nous quittâmes plus.
C’est elle qui, ce soir-là, me coucha dans la grande corbeille d’osier qui me servit de berceau, après m’avoir fait faire une prière. Elle qui chanta, pour m’endormir, une berceuse indienne.
.
Je pris très vite les habitudes de ma vie nouvelle. Je voyais peu mes parents. Mon père était occupé par ses affaires, ma mère prise par ses obligations mondaines et charitables. Je passais la plus grande partie du temps dans la grande blanchisserie où Conchita allait retrouver ses camarades après avoir fait ma toilette et m’avoir conduite à la promenade. Au Chili, à cette époque du moins, chaque maison avait sa blanchisserie personnelle. Dans un pays où la chaleur est intense, où il pleut rarement, il faut tous les jours changer de linge et les toilettes féminines sont de couleurs claires. Nos servantes étaient jeunes et gaies, elles chantaient du matin au
page8
soir, Une grande dame-jeanne pleine de vin du pays servait a les rafraîchir. Profitant un jour d’un moment d’inattention de Conchita, j’y goûtai et trouvai cela si bon que, bientôt je vacillais sur mes petites jambes.
Conchita s’aperçut de mon état sans se rendre compte de la raison. Très inquiète, elle me conduisit à ma mère. Je répandais, parait-il, un parfum vineux qui la renseigna vite sur la cause de mon malaise. Elle nous gronda très fort, Conchita pour son manque de surveillance et moi pour ma “débauche”. Mais ma timidité habituelle s’était dilué dans la boisson: J’allais et venais sur mes jambes cotonneuses en levant les bras au ciel et en criant : “Que d’histoires pour un petit verre de vin!”
On me coucha et je m’endormis immédiatement. Mais lorsque je retournai à la blanchisserie, on avait mis la bonbonne hors de ma portée.
J’aimais beaucoup les dimanches. Il y avait toujours à la messe de grandes corbeilles pleines de brioches bénites. J’aimais voir les belles Chiliennes à genoux sur leur petit tapis jeté à même le sol, parfois les bras en croix, perdue dans une adoration profonde. L’après-midi je grimpais avec Conchita dans les falaises surplombant la baie. Là, de vieilles Indiennes pilaient, à l’aide de grosses pierres rondes, le maïs déposé dans un creux de roche. Elles en confectionnaient de succulentes impanades, sortes de chaussons contenant de la viande, du piment, des raisins secs. Elles vendaient des pains de sucre d’érable, d’énormes oranges. Leurs costumes étaient bariolés et leurs langues actives. Nous rentrions à la nuit tombante.
J’étais au mieux avec le vigilante dont j’avais eu très peur la première nuit, lorsque j’entendis sa voix crier où un tremblement de terre (chose, hélas, fréquente au Chili) opérait un changement complet dans l’emplacement du mobilier.
J’avais fait la connaissance de Quatrocentimos, le chien
page 9
héroïque des pompiers, leurs mascotte, qui saisissait dans sa gueule les tuyaux crevés et les tenait solidement jusqu’à ce que les hommes aient terminé la besogne. Cette bête extraordinaire allait quémander de porte en porte, il n’acceptait que les sous. Lorsqu’il en avait quatre, il se rendait chez le boucher ou le boulanger et savait très bien désigner le morceau dont il avait envie. De là son nom de Quatrocentimos (Quatre-sous).
Quatrocentimos cette bête extraordinaire allait quémander de porte en porte, il n'acceptait que les sous. Lorsqu'il en avait quatre, il se rendait chez le boucher ("Course à la saucisse")
Il nous rendait parfois visite. Si j’étais dans le patio,il se couchait et je pouvais m’étendre entre ses pattes à ma fantaisie jusqu’à ce que son devoir l’appelât ailleurs.
Comme moi, il aimait ce patio où poussaient des fleurs étranges dont je ne connais pas le nom, mais dont j’ai reconnu parfois , au cours de mes voyages, le parfum pénétrant et qui chaque fois, a évoqué pour moi le souvenir du Chili.
Après deux années de cette vie heureuse, pleine de gaîté, de soleil, j’étais devenue une petite négrillonne et ne parlais que l’espagnol. Qu’arriva-t-il à cette époque? Quel drame traversa notre vie? Je l’ignore encore.
Un matin, Conchita vint m’éveiller en pleurant, je fus vêtue plus chaudement que d’habitude. Des bagages s’amoncelaient sur la véranda. Ma mère me serra dans ses bras, m’embrassa à plusieurs reprises. Mon père avait déjà pris place dans le cabriolet qui nous avait amenés deux ans plus tôt et c’est avec lui seul que je fis tristement le voyage retour.
Nous prîmes a rebours le détroit de Magellan. Mon émerveillement n’avait plus la même fraîcheur, maman et Conchita me manquaient. Mon père, très sombre, parlait peu. Cependant une fois encore, la vie de bord me fit peu à peu oublier ma peine. Le navire transportait des animaux pour un jardin zoologique : deux petit lionceaux, un splendide condor auquel je voulus offrir des fraises et qui faillit m’enlever la main.
Enfin, nous arrivâmes à Bordeaux, Je n’oublierai jamais la soirée que nous passâmes à l’hôtel. Mon père s’était
page 10
fait servir un mazagran. Il fixait sans la voir la boisson dorée et de grosses larmes roulaient dans ses moustaches. Assise sur un petit tabouret tout près de son fauteuil, je regardais, le coeur gros, sa main pendante sur laquelle, malgré mon grand désir, je n’osais appuyer ma joue.
Quelques jours plus tard, j’entrais comme pensionnaire au couvent du Sacré-Coeur à Viry, sur la frontière Suisse. J’avais six ans.
Après ces deux ans de soleil et de gaîté, il me sembla entrer dans l’aire d’un oiseau de nuit. Le comte de Viry avait prêté aux soeurs chassées de France, son château. La religieuse vêtue de noir qui me reçut me fit monter et descendre des marches, traverser de longs couloirs voûtés, obscurs. Le silence était absolu, le froid pénétrant.
Dans le grand dortoir parcimonieusement éclairé où nous entrâmes, des fillettes vêtues de longue chemises de nuit agenouillées devant leur lit, répondaient au chapelet qu’une surveillante égrenait monotonement. Une jeune fille portant sur l’uniforme bleu sombre -qui devait être le mien- le ruban bleu clair et la médaille d’argent des Enfants de Marie, me prit en main, me conduisit vers un petit lit vide, me dévêtit et me mit au lit,où, sanglotante, je finis cependant par m’endormir.
A la première messe de six heures, je retrouvai mes trois soeurs et me sentis moins abandonnée. Le petit déjeuner avait lieu dans le réfectoire, de longues tables y étaient dressées. Les religieuses passaient derrière nous distribuant le pain et le café au lait. Nous mangions en silence, pendant qu’une des grandes nous faisait une lecture pieuse.
page 11
J’ appris à nouveau le français et subis la dure transformation d’une enfant libre et gaie en petite fille timide et sage. Les moyens employés étaient sans douceur. Pour les offenses minimes, de longs agenouillements les bras en croix dans un couloir glacé. Pour les péchés graves, la cellule au pain sec et à l’eau. Cependant les soeurs n’étaient pas méchantes. L’ Ordre était sévère pour elles aussi. La Supérieure, une très grande dame, désirait faire de nous des femmes fortes, accomplies, capables de tenir leur place sans déchoir dans n’importe quel rang de la société. Elle employait pour cela les moyens de l’époque.
Au chateau de Viry, mes seuls jours vraiment heureux étaient ceux où j'était malade. Le 14 juillet était un jour morne. A chaque pétard éclatant dans le village, nous devions nous jeter à genoux et prier pour l' Âme de Louis XVI
Mes seuls jours vraiment heureux étaient ceux où j’étais malade. J’avais souvent des angines et les religieuses, craignant sans doute la contagion, demandaient à ma grand-mère de venir me chercher. C’était une semaine de grâce où je goûtais de nouveau sa tendresse.
Nous jouissions cependant, mes soeurs et moi, d’une certaine faveur : nous étions quatre protégées de monseigneur Merlinod, alors évêque de Genève. et ami de notre famille.
Je passai six ans dans la sombre maison. Chaque jeudi nous faisions une promenade dans la campagne environnante, fort jolie du reste. Nous déambulions deux par deux sous la surveillance d’une converse. La distraction préférée de quelques compagnes, qui me glaçait d’horreur, était la chasse aux grenouilles qu’elles dépouillaient de leur peau avant de les rejeter vivantes dans la mare, jeu que la surveillante regardait avec indifférence.
Le 14 juillet était un jour morne. A chaque pétard éclatant dans le village, nous devions nous jeter à genoux et prier pour l’Âme de Louis XVI
Lorsque les grandes partaient en vacances, on les prévenait que, si elles embrassaient un garçon, il leur pousserait une superbe moustache.
J’ai retrouvé une filiale de mon couvent aux États-Unis. Tout y est bien changé. Maintenant les religieuses
page 12
elles-mêmes préparent leurs élèves pour leur “dates” et leur enseignent la danse.
Une série de catastrophes mit fin à mon emprisonnement. De violents tremblement de terre, des incendies, des vols ruinèrent mes parents. Mon père revint seul en France. Il rappela auprès de lui mon frère et mes deux soeurs aînées et nous fûmes placées, ma dernière soeur et moi, dans un établissement religieux moins coûteux, à Ferney, dans l’ancien château de Voltaire, dûment exorcisé.
nous fûmes placées, ma dernière soeur et moi, dans un établissement religieux moins coûteux, à Ferney, dans l'ancien château de Voltaire, dûment exorcisé.
Qui sait si son ombre n’errait pas parfois dans le jardin ou dans les salles, écoutant avec ironie les leçons qui nous étaient données…
La mort de mon frère aîné, emporté à dix-sept ans par une crise de rhumatisme cardiaque, ramena ma mère en France et nous réunit tous à Paris, dans des conditions de vie bien différentes de celles que nous avions connues. Ma soeur aînée entra à l’ École normale, les deux autres se marièrent assez vite. Je terminais mes études dans un petit cours de la rue Cardinet, lorsque mon père mourut à cinquante et un ans, miné par le chagrin plus que par la maladie.
Je restai seule avec ma mère qui n’avait jamais eu jusqu’alors à se préoccuper des réalités de la vie.
Nous avions conservé quelques amis. Grâce à eux, ma mère fut nommée directrice de la Mutualité maternelle, société créée par les syndicats des textiles pour venir en aide aux ouvrières nécessiteuses en voie de maternité, la sécurité sociale n’existait pas à cette époque.
L’expérience acquise dans les hôpitaux chiliens où elle avait consacré bénévolement tout le temps dont elle disposait, était une excellente préparation à la tache qui lui était dévolue. Ma mère s’y dévoua de tout coeur.
Pensant qu’un contact avec la vraie misère ne pourrait que m’être salutaire, elle me prit avec elle pour l’aider dans sa tâche. Mes débuts furent difficiles. J’étais à la lettre la petite oie blanche de l’époque. Assez snob ; le
page13
peuple des faubourgs me semblait d’une autre race. Quelques visites suffirent à éveiller ma sympathie, ma pitié, souvent mon admiration.
Lorsque j’ apportais au professeur Dehenne, dans sa clinique ophtalmologique de la rue Monsieur-le-Prince, quelques bébés nouveau-nés atteints d’ophtalmie purulente et qu’une attente de quelques heures pouvait rendre aveugles, ce n’est pas sans un peu d’ orgueil que j’entendais le maître dire : ” Ah! voici mademoiselle Alice et ses enfants…”
Après avoir soigné les bébés. il me prenait la main et m’inondait les yeux d’ argyrol : “Attention, ma petite fille, disait-il, cette saleté est terriblement contagieuse, il ne faudrait pas gâter ces jolis yeux”
Quelques mois plus tard, à la suite d’un désaccord avec la direction, ma mère donnait sa démission et nous nous trouvions de nouveau dans une situation difficile. Mais nous avions un nouvel ami : le secrétaire général du Syndicat, neveu de la fondatrice du couvent où nous avions été élevées. P. B: devait avoir à cette époque soixante-dix ans. J’en avais dix-sept, mais j’étais à la lettre éprise de lui.
Tous les jeudis soirs étaient fête pour moi. Nous les passions chez P. B. avec ses deux filles, pendant que ses deux filles servaient le thé, faisaient de la musique et que ma mère tricotait ou brodait.
Ce fut lui qui conseilla à ma mère de me faire prendre un cours de sténo-dactylo, science toute nouvelle à l’époque. Le directeur de ce cours était un excellent sténographe judiciaire et de la Chambre des députés où il m’emmena quelquefois, ainsi qu’à la Sorbonne pour m’entraîner à sténographier rapidement. Ayant remarqué mes progrès assez rapides, il décida de me donner des leçons particulières. Très vite. il me jugea à même de prendre un poste de secrétaire dans une petite usine
page 14
du Marais “pour vous roder” dit-il”Lorsque j’aurai un meilleur poste je vous avertirai”
Ce premier secrétariat, rue des Quatre-Fils chez des fabricants de vernis, fut certes un rodage… Mes patrons occupaient un bureau séparé de la grande pièce où se trouvaient le chef de service, les comptables et moi-même. Après avoir dépouillé le courrier, parfois original (exemple cette lettre : “Cé moi que j’sui vott clian qu’sa fame ala verni pendan 15 en” (sic), le chef de service s’en allait distribuer les commandes aux ateliers.
Je restais seule au milieu d’une douzaine d’hommes, L’un d’eux sortait des Bat’d'Af et je vous assure qu’il n’était ni beau ni blond…. et que le soleil ne caressait pas son front… à mon Légionnaire ! Il avait une grande gueule aux dents noires d’où sortait, comme d’un égout, toutes les plaisanteries gaillardes du camp, évidemment à mon adresse. J’ en comprenais suffisamment pour qu’un jour exaspérée, je bondisse jusqu’à son bureau où, frappant du poing de toutes mes forces, je lui criai : ” Vous allez ravaler vos ordures, vous taire et me laisser travailler en paix, sinon j’en référerai à qui de droit ” il se dressa comme un diable hors de sa boite…
-Ben m…. alors v’là qu’elle m’engueule ! Va falloir la dresser la môme, dit-il.
L’arrivée du chef de service interrompit le dialogue. Je regagnai ma place, encore tremblante et près des larmes. Contrairement à mon attente, je ne le vis pas à la sortie mais le lendemain je fus appelée au bureau du patron qui me dit sévèrement :
-Mademoiselle vous êtes ici comme secrétaire. Votre rôle n’est pas d’adresser des observations au personnel, comme vous l’avez fait hier, parait-il. Tachez que cela ne se renouvelle pas.
-Pardon Monsieur, je n’ai fait aucune observation au sujet du travail.
-Vraiment, et a quel sujet alors ?
A contrecoeur je lui contai la scène de la veille.
page 15
- Je comprends mieux, mais pourquoi ne pas en avoir parlé à votre chef ou à moi-même ?
Il sonna le chef de service.
-
- Appelez moi Untel.
- Mademoiselle vient de me donner une version différente de la vôtre sur la scène d’ hier, si vous désirez conservez votre emploi tâchez qu’elle n’ait plus à se plaindre. Vous pouvez disposer.
Sans répondre, mais avec un regard sans douceur à mon adresse, il tourna les talons. Je remerciai et regagnai ma place a mon tour.
Tous les employés n’étaient pas aussi grossiers. Un des jeunes comptable m’aidait volontiers lorsque le classement était excessif. Il profita du premier moment favorable pour me dire a voix basse :
- Laissez-moi vous accompagner ce soir. Il a menacé de vous faire payer cher ce qui s’est passé. Il est mauvais, je vous assure !
- Merci. Vous êtes gentil mais à sept heures, les rues ne sont pas désertes. Il ne me mangera pas.
Nous étions en hiver, l’un des plus froids que j’aie connus. A la sortie du bureau, la nuit était noire et lorsque j’entendis derrière moi un pas lourd, ce ne fut pas seulement l’air glacial qui me donna le frisson. Mais pour rien au monde je n’aurais voulu hâter le pas.
Il m’eut bientôt rattrapée et de sa voix la plus faubourienne, il engagea le dialogue :
-Ça vous dérange que j’marche à côté de vous ?
-Le trottoir est à tout le monde…
- Alors, comme ça on jaspine !
-C’est vous qui avait jaspiné, comme vous dites. Vous avez craché en l’air, ça vous est retombé sur le nez…Tant pis pour vous.
Sans blague… Vous auriez pas été vous plaindre, non ?
page 16
- Ma foi non… Je pensais pouvoir me défendre seule contre vos insulte. Ce n’est pas beau ce que vous faites, vous savez.
Je n’avais plus peur et la colère me gagnant à nouveau, je lui dis tout ce que j’avais sur le coeur. Il m’écoutait d’un air penaud, secouant parfois les épaules comme un chien mouillé.
- Ben p’tête que vous avez raison. Pis vous avez l’air d’une brave fille, si vous voulez on s’ra amis… pis si quelqu’un vous embête … il aura affaire à moi.
Il me tendait sa large patte… J’y mis la mienne. Certainement à la grande surprise de mon ami comptable qui nous suivait de loin. Il tint parole et je finis mon stage en paix.
Fin du 1er chapitre
page 17
Chapitre II
En mars 1894, si mes souvenirs sont exacts, une note de mon professeur de sténo m’avisait que le Comptoir général de Photographie cherchait une secrétaire,. Une chaude recommandation accompagnait le billet.
Etait-ce la chance que nous attendions depuis si longtemps ?
Aussi, avec quels battements de coeur et quels espoirs j’entrais dans l’immeuble qui occupe encore le coin de la rue Saint-Roch et de l’avenue de l’Opéra, dissimulant de mon mieux la poche un peu râpée de mon manteau d’hiver.
Première déception : l’employé auquel je m’adressai m’apprit que le directeur M. Richard était absent. Puis, voyant ma mine déconfite :
- Vous pourriez peut-être voir son fondé de pouvoir, M. Gaumont. Je vais m’informer s’il peut vous recevoir.
Quelques instants plus tard, il m’introduisait dans une large pièce vitrée. Derrière un grand bureau, un homme
page 18
encore jeune, à la figure énergique écrivait. Je ne me doutais guère que je le connaissais de longue date.
En effet, lorsque je suivais des cours de sténo-dactylographie, nous avions loué, rue de Tournon, un petit appartement. Dans un immeuble un peu éloigné, je voyais très souvent une fenêtre éclairée une bonne partie de la nuit. C’était, parait-il, celle d’un jeune étudiant, qui terminait ses études d’ingénieur tout en travaillant chez Carpentier, je crois. Je devais le rencontrer chaque jour, soit en allant au Luxembourg, soit en descendant le boulevard Saint-Michel pour me rendre à mon cours.
L’appartement que nous occupions se trouvait au-dessus de celui de la célèbre voyante mademoiselle Lenormand.
page 19
Si je l’avais consultée à ce moment, elle m’aurait probablement prédit que je rencontrerais un jour un jeune homme de dix ans mon aîné, qui occuperait une place importante dans mon existence.
Je crois que c’est à cette époque, ou peut-être quelques mois plus tard que Leon Gaumont rencontra mademoiselle Camille Maillard fille d’un propriétaire bellevillois jouissant d’une bonne aisance, qu’il épousa et qui lui apporta en dot les grands terrains où s’ érigèrent, quelques années plus tard, les studios qui virent naître le cinéma.
-Que désirez-vous mademoiselle ? dit-il en levant les yeux
Timidement, je lui tendis ma lettre d’introduction. Il la lut, m’examina en silence et dit enfin :
- La recommandation est excellente, mais la place est importante. Je crains que vous ne soyez trop jeune, mademoiselle.
Tout mon espoir s’écroulait.
-Monsieur, dis-je suppliante, cela me passera.
Il m’examina de nouveau, amusé.
-C’est vrai hélas. dit-il cela vous passera… Eh bien ! essayons.
Il me tendit un bloc-notes, un crayon, me désigna un siège en face de lui et me dicta vivement deux ou trois pages. Malgré le tremblement de mes doigts, je m’en tirai sans dommage.
-C’est bien, dit-il, revenez cet aprés-midi. Si M. Richard y consent, vous commencerez demain. Les appointements de début sont de cent cinquante francs, cela vous convient-il ?
Cela me convenait d’autant mieux que mon salaire précédent était de cent vingt-cinq francs par mois… francs or, il est vrai.
-Quand pourriez-vous commencer ?
-Cet après-midi, monsieur, si vous désirez.
page 20
-Entendu, je vous présenterai à M. Richard qui décidera.
J’avais des ailes lorsque je regagnai notre petit logement. Je sautais au cou de ma mère et lui annonçai l’heureuse nouvelle. Combien heureuse. J’ignorais l’avenir que me réservait de début. Si je l’avais deviné, j’aurais peut-être reculé devant les difficultés de la tache.
Richard ne fit aucune difficulté pour approuver la décision de son fondé de pouvoir et je pus bientôt me rendre compte de la lourdeur et de la complexité de mon emploi.
Devant une des fenêtre donnant sur l’ avenue de l’ Opéra, on plaça sur une petite table, une machine à écrire. On m’entoura d’un paravent. Une sonnette électrique me réunit au bureau des directeurs et, de huit heures du matin à huit heures du soir, six jours par semaine, je dus répondre aux coups de sonnette impérieux du bureau directorial.
La photographie régnait alors en maîtresse. J'ignorais à peu près tout de cet art. Il me fallut me familiariser avec les dimensions des plaques, les différents noms des appareils, leurs qualités, le foyer des objectifs, les obturateurs, etc
. Toute l’aristocratie, tout le monde scientifique, tous les artistes (écrivain, peintre, sculpteur), le monde diplomatique et même le … demi-monde, faisaient de la photographie. C’était la Belle Epoque. Les expositions d’oeuvres d’amateurs étaient fréquentées, les plus remarquables paraissaient dans les grands journaux et magazines. Quelques-unes étaient vraiment des oeuvres d’art.
J’ignorais à peu près tout de cet art. Il me fallut me familiariser avec les dimensions des plaques, les différents noms des appareils, leurs qualités, le foyer des objectifs, les obturateurs, etc. J’y parvins assez vite. Bientôt mes chefs trouvèrent que je perdais beaucoup de temps en allées et venues et m’installèrent dans le bureau directorial, ce qui me permit d’être au courant de tout ce qui se passait dans la maison et de connaître nos principaux clients.
Je rencontrai là des savants tels que : Eleuthère
page 21
Mascart physicien météorologiste
(l’ ectrode atmosphérique et le magnétisme terrestre) qui au grand étonnement de Gaumont, l’attendit plus d’une demi-heure dans son bureau en bavardant très simplement avec moi. Le docteur Pierre-Emile Roux
Pierre-Emile Roux inventeur du vaccin de la dyphtérie.
disciple et successeur de Pasteur, inventeur du vaccin de la dyphtérie. Thierry de Martel
, fils de Gyp: Fameux chirurgien qui me soigna ainsi que ma fille, se montra d’une grande bonté et dont nous eûmes le chagrin d’apprendre le suicide lors de l’entrée des Allemands dans
Paris. Louis-Paul Cailletet, physicien, liquéfacteur des gaz, de l’air, de l’oxygène.
Arsène d' Arsonval appliqua les courants haute fréquence en médecine
qui appliqua les courants de haute fréquence en médecine, créant ainsi la ” darsonvalisation ” .
Joseph Vallot astronome et géographe avait installé son observatoire au sommet du mont Blanc
astronome et géographe qui avait installé son observatoire au sommet du mont Blanc. Il m’invita à y monter, m’offrant de me donner des guides. Mon mariage m’empêcha de me rendre à son invitation. Le docteur Charcot
Jean Charcot célèbre explorateur qui périt sur le "Pourquoi pas ? "
” Salomon -Auguste Andrée
partit en ballon pour le pôle Nord, tué par la trichinose pour avoir consommé de la viande d'ours
qui partit en ballon pour le pôle Nord et que, jusqu’à ces dernières années on a cru disparu sans laisser de traces. Je viens de lire dans un livre de W. Cross et Th. Hellbrom, dont un condensé a été publié dans “Lecture pour tous”, que les restes d’ Andrée et de ses compagnons avaient été retrouvés et qu’ils étaient morts, tués par la trichinose pour avoir consommé la viande d’ours atteint de cette maladie, sans l’avoir
page 22
suffisamment fait cuire, Gaston Bonnier, apiculteur botaniste qui se livrait à l’élevage des abeilles en plein jardin du Luxembourg. Je l’ai entendu, bien avant la parution du livre de Maeterlinck, parler de l’intelligence et de l’ardeur au travail de ses amies. Le docteur Alexandre Yersin, microbiologiste (que j’équipai moi-même d’un cinématographe lorsqu’il partit pour Hong-Kong où il découvrit le bacille de la peste) aussi simple et aussi aimable qu’un collégien Gustave Eiffel, qui commençait le canal de Panama. J’ai conservé de lui le meilleur souvenir, en raison des encouragements qu’il m’a toujours prodigués. C. A. François-Franck, directeur de l’institut que j’ai souvent aidé à prendre des vues d’ ataxiques, des respirations d’animaux, coeur mis à nu, des grenouilles que je décorais d’un petit drapeau blanc afin d’enregistrer leurs palpitations -Qui a toujours était très bon pour moi. C’est lui qui m’a obtenu ma première décoration : Chevalier d’ académie. Louis et Auguste Lumière. Mondialement connus, je n’ai pas à en faire l’apologie. Ils me firent don d’un portrait en couleur, d’après les procédés de Lippmann représentant ma mère et que je conserve pieusement, Alberto Santos-Dumont, aéronaute brésilien dont nous avons filmé le premier vol -une centaine de mètres -au moment ou les frères Wright effectuaient également leur premier vol et qui n’aurait peut-être
page 23
pas pu décoller sans l’aide apportée par le moteur de Dion-Bouton qui fut mis à leur disposition par l’inventeur.
Des écrivains tels que Emile Zola que j’ai connu pendant qu’il défendait Dreyfus, quelque temps avant sa mort. Lui et sa femme formaient un couple singulier. On a publié à l’époque certaines choses sur la vie de Zola que je ne pourrais ni infirmer ni affirmer. Octave Mirbeau collaborait au journal “Le Temps” . Il avait fait scandale en publiant “Le journal d’une femme de chambre” (qui paraîtrait bien anodin aujourd’hui). C’est lui qui tira Maeterlinck de l’ombre en écrivant sur lui un article des plus élogieux à propos d’un de ses poèmes que lui avait envoyés son ami Paul Hervieux. Las Cases, fils de l’historien de Napoléon à l’île d’ Elbe, qui nous a souvent intéressés par les souvenirs que lui avait légués son père. La princesse Bibesco, de la famille Bibesco, Hospodar de Valachie. Femme un peu masculine, très brune, aux yeux magnifiques et à la lèvre un peu ombragée. Je n’ai jamais lu aucun de ses livres.
Egalement des hommes d’ état : Waldeck Rousseau, Premier ministre, que j’avais surnommé “le hibou” tant il était aimable, et sa femme plus mal embouchée qu’une lavandière. Entrant dans une des salle de reception du Comptoir général de Photographie, elle s’écria :”Mais ça schlingue ici !”
René Viviani, gendre d’ Eiffel. Il vint en Amérique lorsque je m’y trouvais. J’étais connue de toute la famille Eiffel, les ayant souvent reçus au studio et ayant organisé pour eux de petites réceptions. Au cours d’une de ses visites au Comptoir, Viviani me demanda : “Alors, mademoiselle Alice, on ne se marie pas ?” - “Je suppose que j’aime trop mon métier. Si je me décide un jour, ce ne sera que pour avoir des enfants”
page 24
Viviani me regarda avec un sourire malicieux et répliqua : ” On pourrait vous aider. ” Lorsque René Viviani vint aux Etats-Unis, je faisais partie du Cercle franco-belge.
Toutes ces dames, désireuses de lui être présentées, me repoussèrent autant qu’elles purent à l’arrière. Je n’avais cependant qu’à lui faire passer ma carte, lui demandant de me faire l’honneur de venir visiter mon studio pour avoir sa visite. Je m’en abstins. Ai-je eu tort, ai-je eu tort ?
Louis Renault que j’ai connu simple mécano et dont l’un des frères fut tué au cours de la première course Paris-Madrid. Ce nom actuellement fait le tour du monde.
Le célèbre décorateur Jambon des grands théâtres de Paris (Opéra, Théâtre Français …) qui décora la rue de Paris à l’exposition de 1900 et avec lequel je me liai d’une sincère amitié. Je parle d’ailleurs de lui dans le courant de ces mémoires. Gaillard, directeur de l’ Opéra dont je parle également plus loin et qui avait soixante-douze ans lorsque je le rencontrai pour la première fois. Charles-Edouard Guillaume, directeur du Bureau international des Poids et Mesures. Les deux frères Falize, deux magnifiques garçons aux cheveux complètement blancs qui insistaient, après chaque course de bicyclette, homérique, pour me faire constater leur développement musculaire. J’ai revu avec plaisir leur splendide magasin, rue de la paix, quand je revins des Etats-Unis.
La duchesse d’ Uzès dont nous allions filmer les chasses et que j’avais déjà rencontrée lorsque j’aidais ma mère à la Mutualité maternelle. L’impératrice Eugénie-Marie de Montijo. Je possède, dans mes souvenirs un manche d’ombrelle qu’elle avait offert à ma mère, lors de quelque gala de la Cour. Après la mort de son fils tué dans une embuscade contre les Zoulous, elle fit une visite au Comp-
|
|
Posté le Vendredi 10 Avril 2009 08:38 |
|
|
LE MYTHE DE LA VOITURE DANS LE CINEMA D'Alice GUY
Calèche ,ane recalcitrant, diligence, train, ballon dirigable, bateau, velo,rouleau compresseur, lit a roulette, tonneau ivre, voiture; les moyens de transport dans les films d Alice Guy,
De course ou amphibie, parlante ou rockeuse, objet de désir ou révélateur d’égo, cercueil ou championne, la bagnole a toujours été une vedette idéale pour l’art du mouvement. Mais quid d’un film muet avec les premières scenes cinematographiques d' Alice Guy....
Comme la cigarette,l'absinthe, l’automobile est un objet fétichiste d' Alice Guy...
Cette revendication se fait d’abord sur des effets de formes. Alice Guy a des conduites exubérantes pour l’époque : non seulement elle dirige un studio de cinema en 1910, la femme la mieux payée des Etats Unis en 1912, fume des cigarettes en public, mais encore elle pilote des automobiles et s’arrange pour être le centre de l’attraction. Elégante et raffinée, Sa sociabilité devient sophistiquée. En effet, du point de vue du fond, Alice Guy aime occuper des places importantes et joue un rôle déterminant dans le monde du cinema.Alice Guy ne relève pas d’une iconographie populaire, la femme realisatrice sa jeunesse,elle a juste 23 ans en 1896 lorsqu'elle tourne sa premiere fiction, séduit dans les milieux scientifique.Gustave Eiffel, Georges Demenÿ, Les Freres Lumiere tombent sous le charme
Son cinéma contribue néanmoins à assurer la promotion d’un nouveau produit la voiture et d’un espace particulier, qui reconstruit le territoire de l’intime sur la voie publique.. A l’image du cheval, son identité sexuelle est alors durablement fixée : l’homme est le conducteur naturel et la femme sa passagère, l’espace ainsi créé devenant, au choix, garçonnière ou nid d’amour, comme dans les films :Enlèvement en automobile et mariage précipité (1903) d' Alice Guy pour La Elge
G.Pikehä
|
|
Posté le Mercredi 08 Avril 2009 07:26 |
|
|
Gloire a Melies, gloire a Zecca ! Oublions Alice Guy, s'il vous plait. Il vaut mieux continuer à penser que : LES FEMMES NE SONT PAS CRÉATRICES, ET QU'IL N'Y A PAS DE GENIE FEMME.
Donc, Alice Guy n'est pas une femme, d'ailleurs elle est morte et on parle si peu d'elle dans les histoires du cinema, que c'est comme si elle n'avait jamais tournè un mètre de film......
Et en plus, cette femme était jolie!
Comment comprendre, alors? Son oeuvre ne valait-elle rien ? Ses six cents films, tous inintéressants ? Qui le sait, qui le saura, les films ont disparu pour la plupart ou sont cachés pour le profit de quelques collectionneurs. Ses contemporains eux, l'aimaient bien. Ses films plaisaient: On n'oserait plus maintenant appeler un film "Un Hanneton dans le Pantalon" Elle, elle osait. Elle le faisait
Qu'était-il cet hanneton, exactement ?
Nicole-Lise Bernheim
septembre 1975
Video
"Envie de sucette d'Alice à Alès" Festival film d'Alès Mars 2009 "Madame a des envies" d'Alice Guy
|
|
Posté le Samedi 28 Mars 2009 13:32 |
|
|
"Biches au Bois" 1896 Alice Guy B.
|
|
Posté le Mercredi 11 Mars 2009 02:59 |
|
|
"Billet de 1000 Francs!" Alice Guy Blache Cinema Film Pioneer Whitney Museum 2009
Femmes et cinéma : mais qu’est-ce qu’elles veulent encore?
"Billet de 1000 Francs!" Alice Guy
<a href="http://www.fourthwavefeminism.com/2008/09/feminism-in-film-studies-classroom.html">Fourth Wave: Feminism in the Film Studies Classroom
Femmes et cinéma : prendre la parole et l’image
http://cybersolidaires.typepad.com/ameriques/2008/12/femmes-et-cinema.html
Par Lucie Poirier, journaliste-analyste, 11.2008
Ce texte se veut une récapitulation de la table ronde intitulée Femmes et cinéma : mais qu’est-ce qu’elles veulent encore? tenue le 16 novembre 2008 lors des Rencontres internationales du documentaire de Montréal, un événement rendu possible grâce au soutien de la Fondation Solstice.
Sophie Bissonnette prend la parole :
«Les femmes ont beaucoup d’organisation dans le milieu du cinéma, leur charge est lourde, elles portent le travail domestique, elles participent aux processus de paix, elles en font beaucoup mais, quand ça concerne leurs droits, on oublie à quel point cette révolution-là est récente.
Pendant 75 ans, à l’exception d’Alice Guy, il n’y a pas de femme qui accède à la réalisation. Anne-Claire Poirier avec son documentaire De mère en fille, Mireille Dansereau avec sa fiction La vie rêvée et des réalisatrices indépendantes, des collectifs, on constate que des sujets jamais abordés au cinéma crèvent alors l’écran et innovent dans leur approche en faisant des films plus intimistes, plus personnels, plus explorateurs, plus audacieux, avec des femmes moteurs de leur destin. Les documentaires sortent en salles et sont discutés.
Jackie Buet s’exprime :
«J’ai commencé le Festival de Créteil il y a 30 ans et il n’y avait pas de cinéma de femmes, mais un mouvement commençait en mettant en avant la petite histoire des femmes pour l’inscrire dans la grande Histoire. Alice Guy, Germaine Dullac, Ida Lupino exprimaient un point de vue de femmes; en 1951 avec son film Outrage, Ida Lupino a été la première à faire un film sur un viol. Agnès Varda, Yannick Bellon, Nelly Kaplan ont suivi.
|
|
Posté le Lundi 02 Mars 2009 11:31 |
|
|
French filmmaker Alice Guy (1873 - 1968) was the first woman to make a movie, as well as one of the very first directors in the history of cinema to work with a script.
Her short film from 1896, La Fée aux choux (The Cabbage Fairy), which was one minute in length, is thought to have been only the second piece of cinema to depict a fictional tale. Over the next 20 years, Guy made hundreds of other short films, but many of them have been lost to time. Only later in her career did she gain recognition as a film pioneer and as the first of her gender to attain success.
Guy was born on July 1, 1873, in Saint-Mandé, a section of Paris, France. Her parents were bookstore owners in Chile, but her mother had sailed back to France to give birth, and then deposited her daughter in the care of a grandmother in Switzerland and returned to Chile. For a time, Guy lived with her parents in South America, and at the age of six entered a parochial school for girls, Convent du Sacré-Coeur, in Viry, France. After another stint at a school in Ferney, she headed to Paris to learn a skill so that she could support herself.
Quickly Learned New Technology
Guy took classes in stenography, a form of shorthand writing that was a necessary job requirement for a secretary at the time. In 1895, the year she turned 22, Guy was hired as the secretary to Léon Gaumont. He was a talented mechanical engineer and was working for a camera manufacturer at the time, but was fascinated by the new form of "moving" pictures. When his employer's company ran into financial trouble, Gaumont and a few others - including Gustav Eiffel, for whom the Eiffel Tower was named - bought the company and formed a new company they called L. Gaumont et Cie. The firm began manufacturing the equipment to make motion pictures, and began making short films to promote their product.
The first notable motion picture recorder was the Kinetograph, designed by American inventor Thomas Edison, which came onto the market in 1894 and was widely copied elsewhere. In France, two brothers, Auguste and Louis Lumière, entered the field in 1895 with their cinématographe, which was both a camera and projector. They briefly pursued the commercial possibilities, making dozens of short films that were shown in arcades to the paying public. By 1897, a magician named Georges Méliès was making films with a rooftop backdrop in Montreuil, just outside of Paris. Méliès used actors who performed in front of what were essentially stage sets.
In between the first films of Lumière and Méliès, Guy made a short film, La Fée aux choux (The Cabbage Fairy). It is just 60 seconds long, and she appears in it dressed as a man. It came after the Lumière brothers' L'Arroseur arrosé, first screened in December of 1895 and believed to be the first narrative, or non-documentary film. Film historians believe Guy shot The Cabbage Fairy in April of 1896, and Méliès made his first film within a month or two after that. Record keeping from this earliest era of filmmaking was imprecise, and there are debates over which of the pioneers were first in the industry with various camera and editing devices that later became standard.
Became Head of Production
Gaumont liked Guy's efforts so much that he put her in charge of production at his newly created film division by 1897. For the next few years, she made dozens of very short films, most averaging just 75 feet in length. She also worked on some of the first motion pictures that featured sound. This innovation, which occurred around 1900, came thanks to the Chronophone, designed by Gaumont and his engineers. It twinned the film projector with sound from a wax cylinder recording.
Within a decade, Gaumont's company had become the number-two filmmaker in France, just after Pathé, and began to own and operate its own movie theaters. They showed Guy's first full-length feature film, La Vie du Christ (The Life of Christ), in 1906. It was shot in 25 scenes at great expense, including payroll for 300 extras. She also made La Fée Printemps (The Spring Fairy), which used some rudimentary color special effects, that same year.
Technological advances and the success of Etablissements Gaumont, as the company was known after 1906, allowed Guy to make longer and more elaborate feature films. She wrote her own scripts, and her cast included clowns, acrobats, and opera singers who took roles in fanciful stories she based on fairy tales, folklore, or the Bible. Though she was not the first person to make a feature film, film historians have credited her with two technical innovations, each of which came by accident - running the film in reverse, and the double exposure.
Moved to United States
In 1906 Guy was working with another prolific director at Gaumont, Louis Feuillade, on a short titled Mireille when she met Herbert Blaché, who headed distribution for Gaumont in Britain and Germany. They were wed the following year, and Herbert Blaché was made head of a newly created Gaumont subsidiary for distribution in U.S. theaters. The newlyweds moved to the United States, and Guy had two daughters while serving as production manager and living in the New York City area. In 1910 she and her husband, along with a third Gaumont executive, founded their own company, Solax.
Guy's first American film credit was A Child's Sacrifice in 1910, which was also the first film released by Solax. Their company was based in Flushing, New York, and its studio and production facility made some 325 films over the next few years. Herbert Blaché usually served as the pro duction manager and cinematographer, while Guy was the artistic director. Titles from these years include The Violin Maker of Nuremberg from 1911, and Fra Diavolo and Mignon, both from 1912 and based on operas; they were shown in theaters with live orchestral accompaniment. In 1912 Guy directed A Fool and His Money, believed to be the first motion picture filmed with an entirely African-American cast, and later preserved at the American Film Institute archives.
Solax was so successful that Guy and her husband moved to a massive new studio in which they had invested $100,000 - an enormous sum at the time-in Fort Lee, New Jersey. This was rapidly becoming the film capital of America, and nearly all the major studios making pictures in the pre-World War I era were based in or around the city, before the possibility of year-round outdoor shooting lured them to Southern California's warmer climate. A company called Metro Pictures was launched in 1916 as a distributor of Solax films, but one of its founders, Louis B. Mayer, launched his own production company, which became Metro-Goldwyn-Mayer, or MGM, one of the major entertainment industry players of the twentieth century.
Guy was well-known in the industry during this era, and an article about her accomplishments appeared in the March 1912 issue of Photoplay. She wrote an article titled, "Woman's Place in Photoplay Production" for The Moving Picture World in its edition of July 11, 1914. She also taught some of the first courses in filmmaking at Columbia University in 1917.
Studio Went Under
Guy continued to make films, including Her Great Adventure, released in 1918. Its plot concerns a Broadway hopeful who becomes an overnight sensation, dates a movie star, and finally reunites with the humble chorus boy who was her first love. But after World War I, there were many changes in the film industry in the United States, and a period of consolidation began. Some suffered financial setbacks, and Solax was one of them. Guy and her husband were forced to rent their Fort Lee property to others, then finally sell it.
The 1920 film Tarnished Reputations would be the last film that Guy ever directed. By this time she and her husband were working under contract to other studios, including Pathé, where Tarnished Reputations originated. The story revolves around a naïve young woman from the countryside, whose portrait is painted by an artist passing through; she falls in love with him, the townspeople gossip about their relationship, and when the painting sells and makes the artist famous, she never hears from him again. She follows him to the city, is mistaken for a prostitute and arrested on a morals charge, and ends up in a reformatory for teenaged girls. Eventually she meets a writer, who casts her in his play, and in the end she is reunited with the artist.
Guy's own personal story was almost as melodramatic. By 1922 she and Blaché had divorced, and she suddenly found it impossible to find work as a director on her own. She went back to France with her daughters, and hoped to renew her contacts there. She was unable to bring with her any prints of her numerous films, however, and little had survived of her Gaumont years. Therefore she had no proof that she had ever done her own film work, and failed to win any jobs. In 1927 she returned to the United States. She spent hours in the Library of Congress in Washington, D.C., searching for prints of her work in its film depository, but most seemed to have been lost save for six early one-reelers.
Pioneer Across Several Genres
Guy remained an unknown pioneer in filmmaking until 1955, when she was honored with France's Legion of Honor medal as the world's first woman filmmaker. She had resettled in the country of her birth by then, but returned to the United States one final time at the age of 91, in 1964, to be near her daughter. Four years later, she died in Mahwah, New Jersey. A volume of her memoirs, Autobiographie d'une pionnière du cinéma 1873 - 1968, was published in 1976, and ten years later in English translation by her daughter Simone Blaché as The Memoirs of Alice Guy-Blaché. Later film historians succeeded where she did not, and managed to rescue about 110 of the films she directed. Some of these were featured in a 1995 documentary The Lost Garden: The Life and Cinema of Alice Guy.
A 2002 biography by Alison McMahan, Alice Guy-Blaché: Lost Visionary of the Cinema, settled some of the questions about Guy-Blaché 's early work. Though she was not the first person to make a feature film, for instance, she was the first filmmaker ever to use the close-up shot, a technique that had long been attributed to D.W. Griffith. McMahan's book also discussed Guy's role in the history of gay cinema. As noted, she sometimes appeared in men's clothing in her own films, which were some of the earliest representations of cross-dressing on film. One of her Solax films, Algie the Miner from 1912, relates the story of an effeminate young man who must prove his masculinity by heading West. This film is usually cited as the first portrayal of homosexuality in American film.
|
|
Posté le Jeudi 26 Février 2009 06:13 |
|
|
Alice Guy Blache Cinema Pioneer Whitney Museum 2009
|
|
Posté le Samedi 14 Février 2009 07:41 |
|
|
Directed by Alice Guy. With Harry Relph. Visit IMDb
Christmas, around the turn of the century, was never Christmas without a certain little
man from the village of Cudham, in Kent. His name was Harry Relph, and he was an
international music-hall star. Kent knew him as one of fifteen children of an Englishman
who ran the Blacksmiths Arms in Cudham. The world, and that included the glittery world of
New York, loved him as Little Tich. He had a most interesting and off beat personality of
whom Kent, as a county, ought to be justifiably proud.
Little Tich, and by his old name hangs another story, topped the bills at music halls
all over the south of England. Later he was to go on to triumphs in London, Paris and New
York. I reckon few variety-world comedians can have taken a more unusual method of
selecting a name, Harry took his from an infamous English court trial.
This was the Titchborne Claimant Trial that lasted from April, 1873, to February, 1874,
when Harry was only five years old. In this celebrated impersonation case, a Wapping
butcher’s son, Arthur Orton, turned up at Wagga Wagga, Australia, to pretend he was
Roger Charles Titchborne, lost at sea in April 1854, and heir to an ancient Hampshire
baronetcy.
Orton, who weighed 25 stones, did 14 years’ penal servitude. He was released on
ticket-of-leave in 1884, and later appeared on the music halls, telling of his adventures
and prison experience. Harry Relph, from Cudham, took the name "Little Tich" as
a comedy name in contrast to the bigness in girth of Orton. Wherever he went, he had
showmanship, this little man of Kent who started out as a "black face" comedian,
stood only four feet high, with dwarfish legs, and had the misfortune to be born with five
fingers and a thumb on each hand, and six toes on both feet.
Like so many little men he made up for his physical deficiency in acute power of
observation. He developed the odd idea of a dance with big boots, 28 inches long, which he
later discarded and gave to his lifelong friend, Sacha Guitry, in Paris and can now be
seen at the Blacksmiths arms in Cudham.
After working in England, he was enticed by an American producer to the U.S.A. at 3
times his British salary. He often traveled to Paris to appear at the Alhambra, the
Olympia and the Folies Bergere. One high honor was, being made, at 42, an officer of the
French Academy, the first music hall performer to gain this honor. The good folk of Kent
flocked to London to laugh at him. For 17 years he was the toast of the old Tivoli Theatre
in the Strand, and in a memorable show in 1907 he was one of the 5 Harrys – Harry
Lauder, Harry Tate, Harry Fragson and Harry Randell. The show was billed as
"sensational success of the FIVE Harry’s", and ran for ten Fantastic weeks.
Then there was Drury Lane, his second home. The pantomime audiences loved Little
Tich,
especially in the "Humpty Dumpty" of 1891 with Dan Leno and Marie Lloyd. He went
back the following year for "Hop o’ My Thumb". To see Harry walk on stage
made people laugh instantly. He won audiences over right away with his lack of inches, his
burlesque evening dress, his top hat, his cigar and his cherubic silly man smile.
He was to many, the eternal little man. How they loved him in the sketch where he stood
gazing into a window, looking hungrily at hot steaming food cooked behind the glass! They
say Little Tich even turned down an offer once upon a time from the great Phineas T.
Barnum, ace-king of showmen.
His music hall earnings made him rich. He loved to ride around London, and into Kent,
in a limousine. But, star though he became, he never forgot his Cudham upbringing, his
early struggles as a whistler playing for half-pennies outside the music halls of London,
or on the nights he had to make do with sleeping in doss-houses.
Gravesend also claims a link. He made his very first stage appearance at the
Rosherville Gardens, a favorite riverside resort, at the age of 12. Little Tich revived
his "big boot" dance at the London Coliseum in 1926 and was again a hit.
His last date was at the London Alhambra in1927 with Jack Hylton’s Band, and he
died at Hendon after a long illness in 1928. But today, when music hall types – those
that are left of them - do their impressions, the "Little Tich" act with the
big boots is still a knock-out. Kent can be proud of this Cudham village lad who rose to
the heights, and decorated Christmas pantomime just over half a century ago.
Further information from Frank Van Straten
email: frankvan@bigpond.net.au
Here's some stuff from my research on the
Australian Tivoli Circuit:
1905's biggest star was Little Tich. This diminutive, fey, droll little gentleman
commanded a salary of no less then £250 a week, by far the largest sum
Rickards had yet paid. The previous top had been £125, paid to both Ugo Biondi
and Hackenschmidt; Charles Godfrey, Carl Hertz and Marie Lloyd had been
on £100; Madame Marzella on £70, and Peggy Pryde on sixty. Local artistes
like Priscilla Verne or Will Whitburn would earn from three to ten or
twelve pounds. Little Tich had been born
Harry Relph in the days of the notorious Tichborne trial.
Anybody stout earned the nickname 'Tich', so Harry, tiny from the start,
became Little Tich. He was barely four feet in height. His specialty was
an eccentric dance performed in his famous 'big boots' - flopping, wooden-soled
monsters 30 inches in length. When he took his curtain he would bow
quickly over his boots, pretending to knock himself out as his bald head collided
with the stage. The big boot dance was always the last item in his act.
Before it came a series of hilarious sketches of suburban characters: the
love-sick tram conductor, the incompetent blacksmith, the sea-sick sailor,
and a succession of delightfully eccentric elderly ladies.
;Our Theatre
magazine hailed him as 'a wonder! He has only to stand still, look at
the audience in an unsophisticated manner, and the latter will smile, then
laugh until it loses self-control, and lands on the verge of convulsions.
Harry
Taft, an American comedian who shared the bill with Little Tich, recalled
one boisterous matinee when the star, with one boot on and one off, walked
to the footlights and said 'I am used to playing to ladies and gentlemen,
not to a mob of hooligans'. Then he walked off. After the afternoon
papers' headlines screamed, 'Little Tich Insults Australian Audiences',
Tich had misgivings about what sort of reception he would get at the
evening performance. He needn't have worried. Taft said, 'They took an immediate
liking to him, and he made one of the most successful appearances of
his career. I know how big it was because I was on the Circuit with him for
twelve weeks.' Taft remembered an awkward few moments in Melbourne at the
end of Little Tich's season: 'The people clamored for a speech. Rickards
begged him to go on and say a few words, but the little chap refused,
so Harry pushed me on to start my act. What an uproar! Some yelled for
Tich, a few gave me a little encouragement, and everybody let their lung-power
go its hardest. The roar put the wind up the conductor and, as he stopped
everything, I had no other option but to walk off, leaving my toy prop
horse behind. Harry begged me to wait a few moments "till they cool down",
but I had another peep out at that sea of enthusiastic humanity, and advised
him to wait himself and then go on and sing one of his coster songs, which
he did.' Little Tich returned to the Tivoli
in 1926. Now he was sixty and his big boots
and silly songs were no longer wanted. In Sydney he was tolerated, but his
reception in Melbourne was uncharacteristically hostile. Master photographer
Jack Cato was in the audience that fateful night. 'There was a rough
hooligan element in the house,' he recalled, 'and his type of humor was
new to them and his characters unknown. They were disappointed, and they threw
pennies to him. As he continued, more and more pennies came at him, until
he stood in a ring of them. It was a tragedy; they broke his heart. He had
come on the stage cocky, perky and full of beans; he left it a shrunken old
man, bewildered and heartbroken. Poor, tiny, sensitive little man; he never
recovered his self esteem.' Tich returned to London but his spirit was broken.
He gave his last performance in November 1927, and died three months later.
A book available is: Little Tich, Giant of the Music Hall by Mary Tich
and Richard Findlater. It was published in 1979
by Elm Tree Books, London.
There are two Little Tich tracks on a CD called
'Glory of the Music Hall, Volume 3' - Flapper PACSCD-9476. There is another
on 'Gems of the Music Hall', Flapper PASTCD-7005, and still another on
'Golden Years of Music Hall' on Saydisc SDL-380. Directed by Alice Guy. With Harry Relph. Visit IMDb
|
|
Posté le Lundi 26 Janvier 2009 15:42 |
|
|
http://solax-stars-stock.blogspot.com/
http://fort-lee-films.blogspot.com/
par François Barat
Poètes
extraordinaires, ils appartiennent à une famille inspirée qui commence
avec Rimbaud, ceux-là imaginent un cinéma inexploité, à peine fait :
Alice Guy, Buñuel, Desnos, Abel Gance, Prévert, René Clair, Pierre
Albert-Birot, Man Ray, voilà quelques noms qui s’amusèrent à croire à
un cinéma de 14 juillet, c’est-à-dire à des images "feu d’artifice".
Comme peut-être Carmelo Bene, Pasolini, et aujourd’hui toute une flopée
de jeunes cinéastes vidéastes animés d’un Esprit nouveau. Et que
deviendront-ils ? Un flot, un envahissement de films, 3000 inscrits à
Cannes, Belfort ou Clermont ! Comment regarder cette immense bande
lumineuse ?
Je le crois, la poésie sauve le monde. Chaque
fois que je le peux, que nous le pouvons, nous le disons : vive
l’anarchie, vive la poésie ; vivez dans la rue ! Pour les cinéastes ce
sont des cris de ralliement que nous devrions partager avec plus
d’entrain. Mais nous avons l’esprit libre et la foi large. Nous
accueillons des styles bien différents, et personne chez nous n’est
plus fort qu’un autre. Oui, écoutons Rimbaud et vivons dans la rue !
|
|
Posté le Samedi 24 Janvier 2009 06:56 |
|
|
An Alice Guy Blache retrospective
will take place at the
Whitney Museum of American Art.
Alice Guy Blaché Cinema Pioneer
Published in association with the Whitney Museum of American Art
Simon, Joan - Yale University Press
# Sep 21, 2009
168 p., 6 x 9
60 b/w + 8 color illus.
ISBN: 9780300152500
ISBN-10: 0300152507
# Cloth: $40.00 sc
CONTACT:
joansimonparis@hotmail.com
Joan_Simon@whitney.org
notari@earthlink.net (Kimberly Tomadjoglou)
Alice Guy Blache on the " Hollywood Walk of Fame"!
Catégorie : Cinéma, TV, célébrités
Alice Guy tourne en Mars 1896, la 'Fée aux choux', considéré par les historiens
comme le premier film de fiction, elle-même laissant le titre aux frères Lumiere
Entrée
au Comptoir Generale de la photographie, en Décembre 1894,a 21 ans,
elle prend quelques mois plus tard la direction des productions
cinématographiques de fiction chez Gaumont. Elle met en scène,
supervise des scénarios, le casting, la décoration, les
costumes,actrice dans ses films elle engage Zecca, Emile Cohl,
Jasset, Louis Feuillade comme assistants et scenaristes, elle s'occupe
de toute la partie création de la maison Gaumont. Alice rencontre tous
les chercheurs importants de l'époque : Marey, les Lumière qui
l'invitent a leur premiere projection. Demeny,
ainsi qu'Eiffel, qui lui apportera toujours son soutien comme princpal
acionnaire de la Gaumont; elle mettra en application leurs découvertes.
Des erreurs de techniciens la mettent sur la voie du trucage : Magique
Alice Guy tournage à rebours, 'Avenue de l'Apero' ,' accéléré, ralenti,
cache, surimpression, fondu pour les visions de rêve.Utilise des
clowns, des cascadeurs, 'Les O'Mers' une dresseuses de chiensMiss
Dundee un chien footballeur aime'La Fée Verte'Passe du studio de la
Cité Elge aux exterieurs des Buttes Chaumont ''Heroine des Buttes
Chaumont' elle aborde tous les genres Feerie et fantastique 'Faust et
Mephistos' des poemes cinematographique 'Effets de mer'le comique
rock'n'roll 'Frotteur' 'Piano irresitible' 'Monsieur prend so
bain'sujet religieux 'Le noel du curé' film poursuite 'La course a la
saucisse' 'Obstacles' film catastrophe 'Le tonneau saoul' film de
guerre 'Guerre de 1870' le premier film sur la commune de Paris'Emeute
sur la barricade' melodrame 'La Maratre' film de danse, elle s'inspire
de 'Loie Fuller'
Elle adapte sous le titre d’Esmeralda le roman de
Victor Hugo Notre-Dame de Paris ; des opéras, fait colorier ses films
'Les Fredaines de Pierrette' pantomine entre femmes,.
. Alice Guy
dès l’origine, croit au film parlant. En 1902, elle utilise un
appareil, le 'chronophone' Demeny, qui combine l’enregistrement sonore
sur rouleau de cire et l’image filmée. L’essentiel de l’activité
d’Alice Guy en 1906 et jusqu’au printemps 1907 consistera à réaliser
160 phonoscenes pour le chronophone. Dépassant rarement une ou deux
minutes, ils reproduisent surtout des chanteurs ou des tableaux
illustrés par des chorals. Après les Ballets de l’Opéra (avec Gaillard
et la maîtresse de ballet), les Sœurs Mante danseuses mondaines, elle
enregistre la classe de Rose Caron du Conservatoire dans Carmen,
Mignon, Manon, les Dragons de Villars, les Cloches de Corneville,
Madame Angot, la Vivandière, Fanfan la Tulipe, le Couteau de Théodore
Botrel. Elle enregistre à la faveur d’unvoyage en Espagne des Danses
gitanes. Viendront interpréter leur répertoire devant sa caméra et ses
enregistreurs : Mayol, Dranem , Polin, La Belle Otero...
.Le
succes des scenes réalisées par Alice Guy convainc la Gaumont de
construire rue des Alouettes, un studio 'thátre cinématographique', a
l'emplacement de l'actuelle Cours du 7eme Art, qui deviendra la cité
Elge achevé en 1905, il ,sera le plus grand studio du monde jusqu'en
1914 , Alice Guy inaugura la cité Elge avec 'La esmeralda' tourné en
1905, elle dirigera toute la fiction produite cité Elge jusqu'a son
départ pour les Etats Unis en 1907 Pour la publicité elle est la
premiere a utiliser cartes postales et affiches dès 1904 ses film
passent a l 'Hippodrome',
le plus grand cinema du monde futur 'Gaumont Palace' détruit en 1972
En 1906, son premier long métrage la vie du Christ superproduction de l'époque avec 300 figurants decors de Henry Ménessier
En
1907, elle épouse son cameraman, Herbert Blaché Bolton qui tournera le
premier long metrage de Buster Keaton part aux Etats Unis, donne
naissance à deux enfants, crée ses sociétés : 'La Solax', la Solax
organise avec succès au Weber’s Theater de Broadway sa première grande
soirée en présence du tout-cinéma new-yorkais,fonde 'Le Film Suply Co',
fait construire deux studios a Fort Lee New Jersey, dirige une
compagnie d'acteurs : la 'Solax Stars Stock'
Les étoiles de la Solax
'stock' sont Olga Petrova Bessie Love Blanche Cornwall et son
partenaire Darwin Karr, Vinnie Burns et Claire Whitney. Lee Beggs, Mace
Greenleaf, Marion Swayne, Billy Quirk, 'Algie The Minor', emploie des
girls des Ziegfeld Follies, les soldats de l'armée américaine comme
figurants dans des westerns , des polar fantastique'Detective
Dogs'pratique le gros plan, utilise des animaux sauvages, des tigres,
des explosions de bateaux, des poursuites de voitures, tourne dans la
prison de Sing Sing, réalise jusqu'à un long métrage et dix courts par
mois.Falling Leaves, sera diffusé en France mélodrame à succès d’Alice
Guy, Touchante histoire d’une petite fille qui, croyant retarder la
mort de sa grande sœur atteinte de tuberculose, sort la nuit dans le
jardin et rattache aux branches les feuilles tombées : le médecin
laisse prévoir la mort de la malade à la fin de l’automne.elle fait
brûler une voiture dans la cour du studio ('une Duracq seulement âgée
de trois ans') pour les besoins d’une histoire criminelle. La scène fut
dirigée par Edward Warren à la demande expresse d’Herbert Blaché, assez
inquiet de voir sa femme filmer des incendies, des acrobaties sur les
poutres du pont de Brooklyn, utiliser des animaux sauvages ou provoquer
des explosions. Il consent à la voir accueillir des tigres dressés sur
son plateau dans The Beats of the Jungle ('Toute la jungle') mais il
lui interdit absolument l’usage de la dynamite et tourne à sa place des
scènes trop périlleuses de The Yellow Traffic.Elle tourne dans la
prison de Sing Sing ,utilise 200 rats et des chats sur le mème plateau
Alice
Guy a contribuée à la création ou à l'essor de trois célèbres
compagnies américaines. La Film Supply Co, devenue la Mutual,
productrice des premiers grands films de Chaplin, et l'Universal, nées
toutes deux de l'éclatement de la Motion Pictures Distributing and
Sales Co. La Metro Goldwyn Mayer alors qu'elle était encore une modeste
société new-yorkaise - la Metro Pictures -, de sa naissance (mars 1915)
jusqu'en 1918, vécut pour l'essentiel de la distribution de films
produits ou dirigée par Alice Guy en 1912 elle est la femme la mieux
payée des états Unis 25.000 dollars par an.
Plus de 200 films
répertoriés : comique, aventure, drame, western, féerique, fantastique,
anticipation, opéra filmé, polar, documentaire, film de guerre et
historique, du court au long métrage,du premier strip-tease au premier
film 'gay' Algie the Minor' du noir et blanc à la couleur, du muet au
parlant,157 phonoscene, de 'La vie du Christ' à Allan Poe...
A son
retour en Europe, sous le pseudonyme de Guy Allix, elle écrit plusieurs
contes pour enfants. Travaille sur un projet de renovation des 'studios
de la victorine'
Alice achève sa carrière en 1920. Pendant plus de
30 ans elle recherchera ses films et ecrira ses mémoires refusés par
tous les editeurs 'Autobiographie d'une pionniere du cinema'publiées 8
ans apres sa mort, le 24 mars 1968 dans un hopital du new jersey ,
oubliée des hommes, oubliée de l’histoire, oubliée d’elle-même peignant
les murs de sa chambre d'hopital a la manière des prisoniers de l'ira.
Depuis
la disparition d'Alice guy une dizaine de realisatrices se sont
essayées a son portrait, un documentaire fiction tous les 3 ans depuis
la parution de son autobiographie en 1976 ,en 2008 une exposition a
unesco , homage au 'Musee du cinema bis a Bruxelles, et bientot une rue
Alice Guy une retrospective au Whitney Museum de New York en 2009 et son etoile sur le Hollywood walk of fame
ou elle pourra retrouver deux de ses actrices fetiches Olga Petrova et Bessie Love....
Alice Guy Jr.
Kim, les references de ce texte sont multiples la principale a la source, "L'autobiographie d'une pionniere du cinema" d 'Alice Guy bientot publie integralement sur ce site
|
|
Posté le Samedi 24 Janvier 2009 07:09 |
1 2 3 4 5 6 Suivant Dernier
|