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BLOG DE ELCOMODORE

Informations sur le blog
Nom du blog :
   l'actualité en santé mentale

canada-blogs
( 560 visites )

Pseudo :
  elcomodore ( 34 ans)
     [Rouyn-Noranda]



Description :
  Toute l'actualité en santé mentale au Canada

Date de création :
  Dimanche 28 Juin 2009 19:00

Date de mise à jour :
  Lundi 29 Juin 2009 21:02


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Autres informations :
   4 articles
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La question vient d'être posée avec un témoin de Jéhovah, mais elle pourrait l'être avec n'importe qui: à quelles conditions un adolescent peut-il refuser des soins médicaux vitaux?

La semaine dernière, la Cour suprême a été appelée à trancher la cause d'une adolescente du Manitoba atteinte de la maladie de Crohn, une maladie chronique de l'intestin. L'enfant avait 14 ans et 10 mois à son arrivée à l'hôpital. Elle avait perdu du sang et les médecins recommandaient une transfusion.

L'adolescente étant témoin de Jéhovah, elle s'opposait à la transfusion. Trois psychiatres ont été convoqués à son chevet. Tous ont conclu qu'elle était pleinement consciente des risques pour sa santé: dommages aux organes internes et, éventuellement, la mort. Elle ne souffre d'aucune maladie psychiatrique. Elle n'obéit pas aux ordres de ses parents, c'est sa propre volonté, ont-ils dit unanimement.

La loi manitobaine permet aux adolescents de refuser des soins, mais à partir de 16 ans. Avant, on peut les forcer si c'est dans leur meilleur intérêt.

Un juge a ordonné les transfusions et l'adolescente a pris du mieux. Pour le principe, elle a néanmoins porté la décision en appel, et jusqu'en Cour suprême, où on vient de la maintenir.

On a évidemment invoqué la liberté de religion. Mais depuis un certain temps déjà les tribunaux refusent cet argument quand il s'agit de traitements vitaux pour un enfant.

Ici, c'était la liberté tout court de cette adolescente qui était en cause. Son autonomie, son droit de faire ce qu'elle veut de son corps. Sa sécurité également, puisque pour elle l'intrusion d'un sang étranger dans ses veines est inadmissible.

Il est insensé que la loi ne permette pas à une adolescente de démontrer qu'elle a la maturité requise pour prendre une décision aussi grave, même si elle n'a pas encore 16 ans, plaidait-elle.

Les juges de la Cour suprême ont rejeté l'argument à six contre un... mais pas tant que ça. Un groupe de quatre juges, menés par la juge Rosalie Abella, a dit que la loi est valide, mais qu'elle doit être interprétée pour permettre à l'adolescent de faire cette preuve.

Fort bien, mais elle a justement fait cette preuve, selon les experts. Alors de quel droit ne l'écouterait-on pas?

C'est le point de vue du juge Ian Binnie, seul dissident. La Charte, écrit-il, ne protège pas seulement ce que la majorité trouve judicieux. On n'a pas besoin d'une Charte pour protéger cette liberté-là. C'est aussi la liberté de refuser des soins parce qu'on estime qu'ils sont contraires à la volonté divine, quoi qu'en pensent les médecins, les juges et la société en général.

La question n'est donc pas ce qu'on fait de cette liberté... mais plutôt qui l'exerce et quand.

Le juge Binnie estime que la loi ne peut pas forcer une personne par ailleurs ?mature» à subir un traitement.

Logique. Mais en ce qui me concerne, je me rangerais avec la juge en chef Beverley McLachlin: l'évaluation de la maturité est un exercice périlleux. Quand il est question de vie ou de mort, dans une situation tout de même urgente, on peut fort bien accepter que la loi fixe à 16 ans l'âge de cette maturité. Même si, comme pour la majorité, c'est arbitraire. L'État a le droit et la responsabilité de protéger les enfants et, pour cela, on peut accepter cette limite à l'autonomie individuelle.

Notons qu'au Québec, le Code civil fixe à 14 ans l'âge du consentement aux soins. On prévoit que l'établissement peut s'adresser aux tribunaux en cas de refus, mais la loi n'en dit pas tellement plus long. On peut imaginer toutes sortes de cas où un adolescent refuserait d'être soigné, pas seulement pour des raisons religieuses. Faut-il acquiescer automatiquement?

L'expérience suggère que, dans le doute, les tribunaux préfèrent se tromper du côté de la vie et de la santé de l'enfant que du côté de sa liberté.

Bon calcul.

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Posté le Lundi 29 Juin 2009 21:02


Dawson: survivre à l'horreur



Des chercheurs du Centre de recherche Fernand-Seguin et du Centre universitaire de santé McGill ont réalisé une première mondiale en sondant le coeur d'une population touchée par une fusillade en milieu scolaire. Près de 1000 étudiants et membres du personnel du collège Dawson ont participé à une étude portant sur les impacts psychologiques de l'événement. Les résultats montrent que près de deux ans après le geste tragique de Kimveer Gill, les plaies étaient souvent loin d'être refermées.

Près de 40% des personnes qui ont répondu au questionnaire des chercheurs l'an dernier ont indiqué avoir souffert d'un trouble de santé mentale à la suite des événements survenus le 13 septembre 2006. Des troubles parfois très graves. Près de 10% des répondants ont eu des manifestations sévères de choc post-traumatique. Près de 7% ont eu des idées suicidaires et près de 11% ont souffert d'une dépression majeure.

Ces chiffres sont énormes, soulignent les chercheurs. «C'est deux à trois fois plus que dans la population en général», dit Stéphane Guay, psychologue, directeur du Centre d'études sur le trauma et l'un des auteurs de l'étude.

Et le plus inquiétant dans ces chiffres, c'est le nombre de personnes qui, malgré ces troubles, n'ont pas consulté un professionnel. Seul le tiers des personnes ayant souffert d'un trouble de santé mentale ont été traités. Pourquoi? Les préjugés relatifs aux maladies mentales, la peur de paraître faible.

«La principale raison, c'est celle de l'acceptabilité et non de l'accessibilité des soins. Les gens pensent que ça va passer, qu'ils vont s'en sortir par eux-mêmes. Mais, dans certains cas, ça ne passe pas», explique Alain Lesage, psychiatre et directeur adjoint du Centre de recherche Fernand-Seguin de l'hôpital Louis-H. Lafontaine, qui a dirigé l'étude.

Ainsi, près de 7% des répondants ont encore des symptômes sévères de choc post-traumatique. «Des symptômes importants, qui peuvent affecter leur fonctionnement quotidien. Ils continuent à vivre avec leur problème et ça paraît dans leur trajectoire scolaire. Ils ont eu du mal à terminer leur année. Ils ne sont pas où ils voudraient être», souligne le Dr Lesage.

Le personnel négligé

Les chercheurs estiment que l'aide psychologique d'urgence offerte par le CUSM tout de suite après la fusillade a été de grande qualité et bien déployée grâce à la collaboration étroite entre l'hôpital et le collège. «La façon dont les services ont été déployés pourrait servir de modèle», croit Alain Lesage. L'immense majorité des répondants qui ont reçu des services psychologiques - 80% - en ont d'ailleurs été satisfaits.

Cependant, observent-ils, on a négligé certaines clientèles, comme les membres du personnel. «Le personnel de soutien qui a procédé au nettoyage le lendemain de la fusillade était aux premières loges de la tragédie. Comme les profs qui étaient là le 13 septembre. Ils sont à risque d'être blessés psychologiquement. Or, on a sous-estimé leur souffrance. On les voyait comme des aidants pour les étudiants. On a eu des aidants blessés qui ont continué à aider», résume Alain Lesage.

«Chez certaines personnes, deux ans après, la blessure psychologique est encore là.»

De plus, les chercheurs ont noté que les blessures psychologiques émergent souvent, chez les étudiants comme chez les enseignants, bien après la fin des mesures d'urgence. «Une fois la vague de soutien passée, certaines personnes se sont senties isolées», explique Stéphane Guay.

Richard Filion, le directeur de Dawson, a constaté tout cela. Plus de trois mois après les événements, au retour des vacances des Fêtes, plusieurs membres du personnel du collège ont craqué. «Après les Fêtes, on a vu que des choses demeurées latentes sont remontées à la surface. On a senti beaucoup de fragilité, d'anxiété. On a donc décidé de prolonger nos séances de soutien jusqu'en avril», explique-t-il.

Les chercheurs, eux, recommandent d'instaurer, à la suite d'un tel événement, des séances générales d'informations à caractère quasi obligatoire, où on informerait les gens des symptômes des principales maladies psychiatriques, dont le choc post-traumatique, afin que les gens «s'autodépistent», souligne M. Guay. «On a fait tout ce qu'on pouvait raisonnablement faire. Mais peut-être aurions-nous dû maintenir la présence de services psychologiques encore plus longtemps», dit Richard Filion.

Le web, un allié inattendu

L'étude a notamment permis aux chercheurs de découvrir un allié inattendu dans le traitement des blessures psychologiques: l'internet. Près de 14% des répondants, étudiants comme professeurs, ont utilisé l'internet pour obtenir un soutien psychologique, dans des groupes de discussion informels qui se sont formés spontanément après la fusillade.

«Ça a accru le soutien psychologique, observe Alain Lesage. Dawson est en train de nous apprendre quelque chose sur un véhicule supplémentaire pour rejoindre les gens en matière de santé mentale. Pour encourager les gens à aller consulter.»

Si un événement semblable survenait, la mise sur pied d'un site web, où les symptômes des différents troubles sont établis, et où des professionnels peuvent répondre en ligne à une première demande d'information, revêt donc une grande importance, croient les chercheurs. «Un tel site web pourrait devenir l'emblème de l'événement», affirme Stéphane Guay. Après une séance d'information, on pourrait inviter les gens qui se posent des questions à utiliser un tel site pour converser en ligne avec un professionnel plutôt que de faire la file devant un bureau à la vue de tous, dit Alain Lesage.

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Posté le Lundi 29 Juin 2009 18:25



    NEW-YORK, N.Y., le 29 juin /CNW Telbec/ - Moins de 2% des membres de la
    
communauté du Collège Dawson ont développé un diagnostic d'état de stress
post-traumatique et seulement 7% rapportent encore des symptômes sévères
d'état de stress post-traumatique suite à la fusillade du 13 septembre 2006.
Néanmoins, plus de 80% des répondants ayant reçu des services s'en sont
déclarés satisfaits, selon une nouvelle étude du Centre de recherche
Fernand-Seguin de l'Hôpital Louis-H. Lafontaine et du Centre universitaire de
santé McGill (CUSM), à Montréal, Canada. Les résultats préliminaires de cette
étude, une première en la matière, seront présentés au 31e Congrès
international de droit et de santé mentale à New-York ce mardi 30 juin.
"Depuis la tragédie de Columbine en 1999, le nombre de fusillades dans
les écoles a doublé (60), comparativement aux dix années précédentes,
entraînant la mort de 181 personnes." explique le Dr Warren Steiner, chef du
Département de psychiatrie du Centre universitaire de santé McGill et l'un des
acteurs-clés de la mise en place du plan d'intervention psychologique
d'urgence lors de la fusillade au Collège Dawson en septembre 2006.
"Malgré la fréquence de ces événements, il existe très peu d'études
empiriques sur leurs effets psychologiques et aucune étude qui évalue
l'efficacité des interventions de soutien psychologique", affirme Dr Steiner.
"Il est nécessaire de tirer des apprentissages de nos expériences afin de
mieux venir en aide à ceux touchés par ce type de tragédie".
Réalisée auprès de 949 membres de la communauté du Collège Dawson,
incluant des étudiants, professeurs et membres du personnel, l'étude démontre
qu'il est difficile d'amener certains étudiants qui ont besoin d'aide
psychologique à consulter. Certains craignent d'être stigmatisés par leurs
amis et leurs proches. Ce même phénomène a aussi été observé parmi les
employés de soutien masculins.
"Les préjugés reliés aux maladies mentales, la crainte de démontrer une
faiblesse ou de paraître vulnérable face à ses pairs ou son supérieur, la
pensée magique selon laquelle le temps arrangera les choses, empêchent les
gens d'aller chercher de l'aide", selon le Dr Alain Lesage, chercheur au
Centre de recherche Fernand-Seguin de l'Hôpital Louis-H. Lafontaine et
professeur de psychiatrie à l'Université de Montréal.
Les chercheurs ont observé que certains groupes ont été négligés et que
l'on avait sous-estimé les répercussions de leurs blessures psychologiques :
le personnel de la cafétéria (qui n'était pas employé du Collège), le
personnel de soutien du collège, certains ayant été témoins de la fusillade et
les personnes qui ont été hospitalisées. D'autre part, certains professeurs se
sont sentis démunis et mal outillés pour aider les étudiants lors du retour en
classe.

Sur le Web :

Le Centre de recherche Fernand-Seguin de l'Hôpital Louis-H. Lafontaine :
www.hlhl.qc.ca/recherche.html
L'Hôpital Louis-H. Lafontaine : www.hlhl.qc.ca
Le Centre universitaire de santé McGill (CUSM) : www.cusm.ca

- Quand : mardi 30 juin 2009
- Quoi : 31e Congrès international de droit et de santé mentale
- Où : Law School, University of New-York, Vanderbilt Hall, 40 Washington
Square South
- Qui : Pour des entrevues sous embargo avec les chercheurs ou en direct
de New-York, communiquez avec Catherine Dion du Service des
communications de l'Hôpital Louis-H. Lafontaine - Centre de
recherche Fernand-Seguin au 514 235-4036.

Renseignements: Catherine Dion, Conseillère aux communications -
    
relations médias, Hôpital Louis-H. Lafontaine - Centre de recherche
Fernand-Seguin, (514) 251-4000, poste 2986, Cellulaire: (514) 235-4036,
catherine.dion.hlhl@ssss.gouv.qc.ca; Ian Popple, Coordonnateur des
communications, Relations publiques et communications du CUSM, (514) 843-1560,
ian.popple@muhc.mcgill.ca

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Posté le Lundi 29 Juin 2009 16:14


l'actualité en santé mentale



Un Blog intéressant sur toute l'actualité en santé mentale au Canada
http://lactualitensantementale.blogspot.com/

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Posté le Dimanche 28 Juin 2009 19:05



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